Terri J.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

L’accès en ligne à l’information aide les patients à comprendre leur maladie. J’ai fait des recherches sur le cancer métastatique du sein pour me renseigner sur les symptômes et les traitements. Je suis réconfortée de ne pas être la seule personne aux prises avec cette maladie et je suis encouragée par la lecture d’articles sur les nouveaux traitements et les études cliniques qui sont faites. J’ai aussi accès en ligne aux résultats de mes analyses; je suis donc mieux informée et mieux préparée quand je rencontre l’oncologue.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

Je devais aller en Europe cet été, et j’ai eu une analyse sanguine avant mon départ. Le marqueur tumoral était plus élevé que prévu et je craignais que le nouveau traitement que je suivais n’ait des effets négatifs; je me demandais si je devais renoncer à mon voyage. J’ai fait des recherches sur divers forums en ligne et j’ai découvert que mon médicament, Faslodex, prenait parfois plusieurs mois à faire effet et qu’il arrivait souvent que le marqueur tumoral s’élève dès le début du traitement. J’ai alors pu partir en vacances sans m’inquiéter.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

Je suis une cadre d’entreprise retraitée qui possède une vaste expérience de la technologie. J’ai œuvré durant des années dans un environnement numérique où nous nous efforcions de rendre l’expérience du client positive, en privilégiant tout le temps la sécurité et le respect de la réglementation. J’adopte très tôt les nouvelles technologies et recherche constamment des façons de rendre les opérations plus faciles et l’information plus accessible.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

Je travaille actuellement comme chargée de cours à temps partiel au BCIT et possède toujours un vaste réseau de contacts dans l’industrie de l’assurance. J’ai fondé une organisation en Colombie-Britannique qui a recueilli plus de deux millions de dollars pour la recherche sur le cancer (Women in Insurance Cancer Crusade). Je suis très à l’aise de parler en public, et j’ai contribué à mettre sur pied un projet pilote de service de conférenciers pour la Société canadienne du sang. Je suis en mesure de parler tant du point de vue des gens d’affaires que de celui des patients.