Sandra D.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

La santé numérique permet aux patients de participer activement à leurs soins grâce à des produits et à des services qui leur procurent beaucoup de commodité. Il est facile d’obtenir des soins quand on prend rendez-vous dans une clinique virtuelle. En ligne et via des applications, les médias sociaux relient les patients à des pairs et à des professionnels de la santé, et cela leur permet d’échanger de l’information et d’obtenir du soutien. Bien conçus, les outils de santé numériques rendent les gens plus autonomes et les mettent en contact avec des cliniciens afin de faciliter la prévention des problèmes de santé et des maladies chroniques.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

Une fois, en voyage, j’ai eu un problème de santé et j’ai utilisé une application sur mon téléphone intelligent pour rejoindre une clinique virtuelle au Canada. En fournissant mon numéro de carte d’assurance-maladie, j’ai pu consulter un omnipraticien par vidéoconférence sécurisée, après seulement cinq minutes d’attente. Le médecin m’a fourni des conseils sur ma santé, m’a rassurée au sujet de la cause du problème et m’a dit que je n’avais pas besoin d’attendre avant mon retour à la maison. Un rapport a ensuite été envoyé à mon médecin de famille. J’ai gagné du temps, grâce à une solution pleinement intégrée, commode et accessible. Ces services de santé numériques de qualité ont eu un impact positif sur mon bien-être.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

Je prône la collaboration des patients en santé numérique et je suis toujours à l’affût d’occasions de discussion sur leur engagement. En tant que membre du conseil consultatif de la Commission de la santé mentale du Canada, je suis parfois appelée à donner mon avis sur des initiatives de santé numérique et à mettre ce savoir à contribution. J’ai assisté deux fois à la e-Mental Health Conference, et je tiens à jour un répertoire en santé mentale. J’ai utilisé et évalué beaucoup d’applications, y compris pour la gestion des médicaments. Je peux apporter mon point de vue de patiente avisée aux discussions.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

Après l’événement, je vais utiliser mes aptitudes en transfert de connaissances pour rédiger des articles qui paraîtront sur le blogue du groupe de recherche en santé CREST.BD de l’UBC, afin de transmettre ce que j’aurai appris à un lectorat formé de patients, de membres de leur famille, de cliniciens ainsi que de professeurs et chercheurs universitaires. Je vais aussi écrire dans un blogue destiné aux patients et à leur famille sur PsychCentral, un site Web populaire. Enfin, je vais soumettre mes commentaires au Journal of Participatory Medicine.