Nikki C.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

La santé numérique fournit aux aidants un accès instantané aux données du patient et suscite la participation active d’un patient avisé, tout en procurant un accès plus efficace et plus économique à tous les partenaires qui contribuent au rétablissement du patient. Les données sur la santé recueillies par le patient et qu’il transmet volontairement – p. ex. à partir d’un appareil de mesure de la fréquence cardiaque/de la qualité du sommeil, d’un EEG, d’un journal des pensées/d’une grille en thérapie cognitivo-comportementale, d’un podomètre, d’applications de santé pour téléphone intelligent – permettent de personnaliser les soins et d’enregistrer en temps réel les changements dans l’état de santé, et cela pourrait accélérer la guérison.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

À la suite d’une commotion cérébrale, je n’arrivais pas à expliquer correctement ma situation, et le moindre déplacement surchargeait mes sens, exacerbait mes symptômes et nuisait à mon rétablissement. Grâce à l’enregistrement des données sur ma santé à l’aide de technologies prêtes-à-porter, d’applications pour téléphone intelligent, de formulaires en ligne, etc. je pouvais mieux organiser mes soins et défendre mes intérêts. Des solutions comme les rendez-vous par vidéo à domicile, les ordonnances électroniques et un meilleur échange des données nous permettraient de remédier à nombre de ces difficultés. Enfin, la mise en commun des données au sein de l’équipe éviterait le chevauchement des efforts, des évaluations et des ressources.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

Je suis au fait des politiques qui régissent l’accès aux données et la confidentialité et j’ai moi-même vécu le sentiment de frustration que ressentent les patients face au gaspillage de temps et d’énergie dans le réseau de la santé. Je crois que nous pourrions moderniser le réseau de la santé et améliorer la santé des patients grâce à un meilleur échange des données entre les professionnels de la santé et les patients ainsi qu’à l’usage de logiciels et d’appareils personnels qui sont économiques et reliés aux données en question. Je parle les deux langues : celle des professionnels de la santé et celle des patients, et mes talents de traductrice favorisent des discussions constructives.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

Actuellement, je renseigne bon nombre de médecins sur les services, les appareils et les plateformes numériques qui les aideraient à rationaliser leur pratique. Je défends activement les droits des patients et je partagerais mes apprentissages avec les équipes médicales que je côtoie dans ma vie professionnelle et comme patiente. La blessure que j’ai subie m’amène à fusionner mon expérience professionnelle et mon vécu personnel afin de livrer un témoignage authentique sur la façon dont les outils de santé numériques permettent de vaincre les limites et l’inefficacité et d’améliorer les choses dans le milieu des soins de santé.