Laura P.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

Grâce à l’accès à une foule de renseignements et de services de santé numériques, les patients et les aidants disposent des bons outils pour faire des recherches sur les problèmes de santé, poser des questions intelligentes et participer plus pleinement et activement à leurs soins. Il est désormais fréquent de voir des patients qui se présentent à leurs rendez-vous et qui se sont déjà fait une idée de la suite de leur traitement, se sentent aptes à prendre des décisions éclairées sur leurs soins et s’attendent à ce que leurs professionnels de la santé suivent de près les progrès en santé numérique.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

J’ai été l’aidante de mon mari pendant les six années de son traitement contre le cancer. Durant cette période, nous avons utilisé la télésanté à la BCCA de YXS pour consulter de manière rapide et commode son spécialiste à YVR, ce qui nous a évité bien des voyages coûteux. Le DME de son omnipraticienne a grandement facilité la gestion de l’information : il nous fournissait un accès instantané aux résultats d’examen, qu’il s’agisse des tomographies ou des analyses sanguines, ainsi qu’aux notes de consultations avec les nombreux spécialistes et aux renseignements médicaux importants. Le DME indiquait tous les besoins médicaux complexes de mon mari, permettait à son omnipraticienne de répondre à nos questions et servait de centre d’information sécurisé pour tout ce qui avait trait à ses soins.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

En plus de mon expérience en tant qu’aidante de mon mari pendant son cancer, j’ai le privilège de travailler comme responsable de l’évaluation pour Northern Partners in Care (NPiC), un organisme voué à l’amélioration de la qualité des soins partagés, à Prince George, en Colombie-Britannique. Notre travail consiste notamment à mener de vastes projets de santé numérique, dont des équipes de soins virtuels, la messagerie texte sécurisée et les plans de soins partagés électroniques. Ma passion pour la santé numérique se reflète jusque dans mes activités bénévoles, et je suis fière d’être coresponsable de la section Prince George du mouvement Hacking Health.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

J’ai la chance de pouvoir propager les innovations de santé numérique dans ma vie tant personnelle que professionnelle. J’espère avoir l’occasion de mettre à profit dans mon travail pour NPiC et mon bénévolat pour Hacking Health les choses et les pratiques exemplaires que j’aurai apprises et les formidables histoires de passion et d’innovation que j’aurai entendues. Je ferais bénéficier les équipes de projet et les comités directeurs de NPiC et mon groupe Hacking Health de tout ce nouveau savoir. J’adorerais nouer des liens avec des innovateurs qui pourraient devenir une ressource incroyable pour notre travail.