Katherine T

Toronto, ON – Les investissements publics en santé numérique ont énormément influencé mon parcours professionnel. J’ai commencé ma carrière en communication dans le secteur des services
financiers. J’aimais la sécurité d’emploi que ce secteur me procurait et je prévoyais y faire carrière pour le reste de mes jours. Après quelques années,je me suis fatiguée de rédiger des articles sur les fonds communs de placement et d’expliquer aux investisseurs pourquoi le rendement de leurs investissements fluctuait. J’avais envie de changement et j’ai repris contact avec un collègue qui était passé des services financiers à un emploi au sein du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. C’était en 2003. Le projet « ePhysicians » venait de commencer et le service des communications avait besoin de soutien pour expliquer le programme aux médecins de famille de l’Ontario. Il s’agissait d’un investissement public du Gouvernement de l’Ontario visant à inciter 3 000 médecins à adopter le dossier médical électronique (DME). J’ai quitté mon emploi dans une grande banque et j’ai signé un contrat avec le Ministère. Rapidement, je me suis passionnée à persuader les médecins de délaisser les dossiers papier pour adopter le DME. C’était logique, quand tous les autres secteurs étaient déjà en train de s’informatiser. Les soins de santé primaires constituaient le dernier bastion du support papier. Grâce à l’informatique, les médecins pouvaient trouver plus facilement les renseignements dont ils avaient besoin sur leurs patients. Le DME avertit le médecin lorsqu’il y a interaction médicamenteuse; il sauve des vies. C’était un sujet pour lequel je pouvais me passionner. Je travaille depuis dix ans en communication pour encourager les médecins à adopter le DME et je vise maintenant les retardataires. Cela m’a fourni du travail gratifiant et régulier, et j’ai l’impression de faire une différence dans la vie des Ontariens.