Elizabeth P.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

L’assurance que l’information sur la santé est à jour. Possibilité pour les patients d’accéder rapidement à leurs dossiers.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

À la suite de l’échange et de la consultation non autorisés des renseignements sur ma santé mentale, j’ai renoncé à obtenir du soutien dans ma petite ville isolée.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

J’habite dans une très petite ville. Il n’y a aucun médecin de famille, juste une clinique sans rendez-vous. Jamais on ne parle de la façon d’accorder, de mettre en oeuvre, de surveiller et d’appliquer les droits relatifs à la protection des renseignements personnels dans le contexte du DME. On entend simplement dire que « la protection de nos renseignements personnels est prise au sérieux » et d’autres déclarations générales de ce genre. Après avoir appris qu’on avait transmis à un tiers sans ma permission l’information sur ma santé mentale, j’ai tenté d’imposer certaines restrictions comme me l’autorise la Loi sur la santé, mais l’administration de la clinique a refusé ma demande parce que son DME ne permet pas d’appliquer des restrictions en matière de confidentialité.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

J’aimerais pouvoir confier sans crainte mes renseignements personnels aux travailleurs de la santé et leur expliquer comment ils peuvent transmettre de façon responsable l’information qui figure dans mon DME. Pour l’heure, cette tâche n’appartient qu’au personnel de bureau et aux administrateurs. Quand je parle aux médecins de la confidentialité du DME, ils ne se sentent pas concernés et pensent que je devrais plutôt leur parler de mes besoins médicaux, pas de la confidentialité de mes renseignements personnels. Les gens partent du principe qu’on peut faire aveuglément confiance aux médecins à qui on donne notre information.