Betty M.

Selon vous, comment la santé numérique aide-t-elle les patients/aidants à participer plus activement à leurs soins?

En sachant quel type d’information numérique est accessible, les patients/proches aidants peuvent encourager leurs professionnels de la santé à s’échanger des renseignements médicaux, ce qui est particulièrement utile dans une région rurale comme la nôtre, où il n’y a pas de spécialistes sur place. Il est important de promouvoir l’échange de l’information numérique existante pour éviter la répétition inutile d’analyses commandées par les professionnels de la santé d’un même établissement ou d’établissements distincts.

Décrivez une situation où la santé numérique a eu ou aurait pu avoir un impact sur vous en tant que patient, aidant ou membre de la famille.

En 2002, mon père a passé une radiographie dans un hôpital en région rurale, et l’image a été archivée dans le système provincial d’archivage d’images. Comme mon père avait déjà subi un AVC, j’étais à ses côtés au moment de cet examen. J’ai demandé si le spécialiste de l’hôpital en ville aurait accès aux images, et on m’a assuré que oui. Quand nous avons vu le spécialiste, à 100 km de la maison, on m’a dit que les images en question n’étaient pas accessibles. J’ai téléphoné à notre hôpital en région, et le spécialiste a ensuite pu avoir accès aux images.

Le thème de la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute est « La santé numérique au cœur des discussions ». À votre avis, comment pouvez-vous contribuer aux discussions sur la santé numérique?

J’écouterais les discussions et je m’inspirerais de ma banque d’histoires concernant le déploiement de notre portail provincial SHARE/DIS qui est accessible aux médecins, aux cliniciens et au personnel de soutien. J’ai la réputation de prendre mon rôle très à cœur au sein de mon équipe. Je retourne souvent au travail quand des collègues m’appellent pour me dire qu’un médecin qui souhaite obtenir un accès ou à suivre une formation a finalement du temps libre.

De quelle façon comptez-vous mettre en pratique et partager ce que vous aurez appris pendant la Semaine de la santé numérique et la Conférence du Partenariat 2016 d’Inforoute?

Je partagerais mes nouvelles connaissances avec mon groupe sur les applications utilisateurs, avec mon équipe d’adoption du portail SHARE/DIS, au cours de réunions de perfectionnement interdisciplinaire, durant les courses organisées par mon groupe de coureurs et, si j’y suis autorisée, avec mes amis sur Facebook. Je prendrais note des conseils des participants sur les meilleures manières de diffuser l’information apprise à la Conférence.