Questions du Défi

D’autres questions pourraient s’ajouter à mesure que le Défi progresse. Les responsables des équipes seront avisés si c’est le cas. Cliquer ici pour voir la version PDF.

NOTA : Les paramètres décrivent les éléments d’une analyse optimale. Les équipes sont invitées à présenter leurs analyses en tenant compte des données qui leur sont accessibles.

Quelle proportion d’analyses de laboratoires sont reprises dans les 90 jours?

Justification : Dans le réseau de la santé, nous ne savons pas vraiment quels examens de laboratoire sont réalisés dans chaque milieu de soins au Canada ni s’ils le sont à bon escient. Cette question aborde certaines des grandes lacunes en information à ce sujet : le volume total de l’activité de laboratoire dans les installations d’analyse publiques et privées et dans tous les milieux pour une population de patients définie, et la fréquence à laquelle les analyses sont répétées. N. B. : Nous savons bien sûr que certains motifs cliniques justifient la reprise des analyses et qu’il arrive aussi que celles‑ci soient refaites parce que les résultats antérieurs ne sont pas facilement accessibles. Une étude américaine a d’ailleurs été faite sur la question : pour y accéder, cliquer ici.

Paramètres

Numérateur : nombre de fois où, dans une période de 90 jours, une même analyse de laboratoire est faite pour un patient dans tout établissement public ou privé situé dans une zone géographique donnée ou pour une population de patients particulière
Dénominateur : nombre total d’analyses de laboratoire (réalisées dans un laboratoire public ou privé, quel que soit le milieu) dans la zone géographique ou pour la population de patients en question
Échantillon : échantillon minimal de 100 000 analyses. L’échantillon doit être représentatif d’une zone géographique ou d’une population de patients définie et doit comprendre toutes les analyses effectuées pour cette population (dans les laboratoires des secteurs public et privé, pour les malades hospitalisés comme pour les patients des cliniques externes)
Période : l’analyse doit comprendre des données sur au moins un an, qui ne datent pas de plus de cinq (5) ans.

Quelle proportion d’examens d’imagerie diagnostique sont repris dans les 90 jours?

Justification : Dans le réseau de la santé, nous ne savons pas vraiment quels examens d’imagerie diagnostique sont réalisés dans chaque milieu de soins au Canada ni s’ils le sont à bon escient. Cette question aborde certaines des grandes lacunes en information à ce sujet : le volume total de l’activité d’imagerie diagnostique dans les installations de radiologie publiques et privées et dans tous les milieux, et la fréquence à laquelle les analyses sont répétées. N. B. : Nous savons bien sûr que certains motifs cliniques justifient la reprise des examens et qu’il arrive aussi que ceux-ci soient repris parce que les résultats antérieurs ne sont pas facilement accessibles.

Paramètres :
Numérateur : nombre de fois où, dans une période de 90 jours, un même examen d’imagerie diagnostique est réalisé pour un patient dans tout établissement public ou privé situé dans une zone géographique donnée ou pour une population de patients particulière
Dénominateur : nombre total d’examens d’imagerie diagnostique (réalisés dans un établissement public ou privé, quel que soit le milieu) dans la zone géographique ou pour la population de patients en question
Échantillon : échantillon minimal de 100 000 examens. L’échantillon doit être représentatif d’une zone géographique ou d’une population de patients définie et doit comprendre tous les examens effectués pour cette population dans les installations radiologiques des secteurs public et privé, pour les malades hospitalisés comme pour les patients des cliniques externes
Période : l’analyse doit comprendre des données sur au moins un an, qui ne datent pas de plus de cinq (5) ans.

L’accès rapide (dans les deux à quatre jours) des professionnels de la santé à un sommaire de congé réduit-il le taux de réhospitalisations et/ou de visite à l’urgence?

Justification : Réduire les réhospitalisations et les visites à l’urgence inutiles contribuerait énormément à faire baisser les coûts et à améliorer le sort des patients. Dans bien des cas, le transfert sans heurts à un professionnel des soins primaires d’un patient qui sort de l’hôpital est reconnu comme un facteur qui permettrait d’éviter les réhospitalisations ou les visites à l’urgence, et la transmission rapide de l’information nécessaire à ces professionnels est considérée comme un élément clé du succès de ce transfert. Il faut obtenir davantage de données pour comprendre cette relation et déterminer à quel point il est important de produire rapidement les sommaires de congé. Aux fins de la présente analyse, la production rapide est définie comme la réception des sommaires par les professionnels de la santé dans les quatre jours qui suivent le congé (autrement dit, si un patient obtient son congé un lundi, son sommaire de congé devrait parvenir à son professionnel de la santé au plus tard le jeudi suivant). N. B. : Bien sûr, on reconnaît que les réhospitalisations et visites à l’urgence ne sont pas toutes évitables.

Paramètres : Remplir chaque case du tableau ci‑dessous.

Nombre et proportion de réhospitalisations et de visites à l’urgence dans les 30 jours qui suivent le congé
Sommaires de congé reçus en trois jours ou moins *
Sommaires de congé reçus plus de 30 jours après le congé ou jamais reçus *
Total, sans égard au moment de la réception du sommaire de congé

*par patient, par clinicien ou par region

Échantillon : Taille minimale de l’échantillon : 10 000 congés
Période : l’analyse doit comprendre des données sur au moins un an, qui ne datent pas de plus de cinq (5) ans.

L’accès des pharmaciens au profil pharmacologique d’un patient lorsqu’ils exécutent une ordonnance a-t-il une incidence sur le taux d’ordonnances irrégulières d’analgésiques opiacés et de benzodiazépines?

Justification : Un article de Dormuth et coll. paru en 2012 en Colombie-Britannique a révélé que la mise en place d’un réseau centralisé d’ordonnances était associée à une réduction spectaculaire de nombre d’ordonnances irrégulières d’opioïdes et de benzodiazépines. De tels réseaux d’information sur les médicaments sont désormais accessibles et utilisés dans nombre de provinces et de territoires (voir le Rapport annuel d’Inforoute de 2013‑2014); il faudra produire plus de données pour évaluer les répercussions des ordonnances irrégulières dans les provinces et les territoires qui n’y ont pas encore accès. La version intégrale de l’article, comprenant l’algorithme qui permet de révéler qu’une ordonnance irrégulière a été exécutée, peut être consultée ici.

Paramètres :

L’analyse permettra d’obtenir les taux d’ordonnances potentiellement irrégulières suivants (dans les rubriques Numérateur/Dénominateur ci‑dessous) avant et après la mise en service d’un système d’information sur les médicaments (réseau centralisé d’ordonnances) d’une province ou d’un territoire.

Numérateur : nombre total d’ordonnances jugées irrégulières à la suite de l’application de l’algorithme décrit par Dormuth et coll.
Dénominateur : nombre total des ordonnances pouvant être incluses dans le dénominateur selon Dormuth et coll.
Échantillon : taille minimale de l’échantillon fixée à 100 000 ordonnances pouvant être incluses dans le dénominateur
Période : l’analyse doit inclure des données pour au moins une année avant et après le déploiement du système d’information sur les médicaments (réseau centralisé d’ordonnances) dans la province ou le territoire. Les années où les systèmes connus ont été pleinement déployés sont notamment les suivantes : 1994 pour le Manitoba et 2008 pour l’Alberta, la Saskatchewan et l’Île-du-Prince-Édouard.

Quel est le taux de suivi en moins d’une semaine des analyses de laboratoire (soit la première communication avec le patient par le clinicien qui a commandé l’analyse) dont les résultats sont anormaux?

Justification : La rapidité et l’uniformité du suivi des analyses dont les résultats sont anormaux sont reconnues comme des facteurs importants de l’efficacité des soins. Une évaluation plus poussée du rendement actuel pourrait éclairer la pratique. Aux fins de la présente analyse, nous sommes intéressés à connaître la fréquence à laquelle les patients sont joints, par le clinicien qui a commandé l’analyse, dans la semaine (sept jours incluant celui où les résultats sont reçus par le clinicien en question) qui suit la réception de résultats d’analyse anormaux. Les analystes doivent préciser comment ils décèlent les résultats anormaux (c’est-à-dire dont les valeurs ne sont pas dans l’éventail précisé par le laboratoire qui a procédé à l’analyse) et comment ils définissent la première communication avec le patient (p. ex. inscription au dossier d’une visite ou d’un appel téléphonique, transmission électronique des résultats de l’analyse).

Paramètres :

Numérateur : Nombre de résultats d’analyse anormaux pour lesquels le patient est avisé pour la première fois dans la semaine qui suit la réception des résultats
Dénominateur : Nombre total de résultats d’analyse anormaux
Échantillon : taille minimum de l’échantillon : 100 000 analyses dont les résultats sont anormaux. L’échantillon doit être représentatif d’une zone géographique ou d’une population de patient définie.
Période : l’analyse doit comprendre des données datant d’au plus cinq (5) ans.

Pour l’une des recommandations de Choisir avec soin mentionnées ci‑dessous, fournir les paramètres de base demandés.

Justification : La campagne Choisir avec soin vise à aider les médecins et leurs patients à s’engager dans un dialogue au sujet des examens, traitements et interventions inutiles. Les sociétés canadiennes de spécialités médicales qui y participent et qui représentent un large éventail de médecins ont été invitées à dresser leur liste des « Cinq examens et traitements sur lesquels les médecins et leurs patients devraient s’interroger ». Ces listes énumèrent les examens, traitements et interventions couramment utilisés dans la spécialité qui ne sont pas appuyés par des données probantes et/ou qui pourraient inutilement exposer les patients à certains risques. Une liste complète de ces recommandations est accessible ici. Les questions ci-dessous ont été établies pour le Défi à partir de la liste des recommandations. Une meilleure compréhension de la fréquence à laquelle les soins satisfont ou non aux recommandations pourrait mener à des améliorations ciblées et avoir un effet sur les interventions stratégiques.

Paramètres :

Pour chacune des questions ci‑dessous, fournir le numérateur et le dénominateur pertinent.

Échantillon : au moins 10 000 dossiers

Période : l’analyse doit comprendre des données sur au moins six mois

Liste des questions découlant des recommandations de la campagne Choisir avec soin :